samedi 04 février 2012

A propos du site e-Procurement

Posted by Melissa Monaco On janvier - 28 - 2010 1 COMMENT
Le site PublicProcurement.be est le site portail officiel des marchés publics de la fonction publique fédérale. Sur ce site on trouve toutes les informations nécessaires afin de mener les marchés publics à bon port.
Le site PublicProcurement.be est destiné à:
  • l’utilisateur anonyme qui peut utiliser les applications aussi loin que les informations qu’il consulte sont « open ». Il peut ensuite d’une manière ou d’une autre se créer ou faire créer un compte.
  • pour le fonctionnaire, le site offre une visibilité, des outils de gestion, l’optimalisation des délais, la sécurité, la transparence et la simplification.
  • pour les entreprises, il donne la facilité et la rapidité d’accès, une plus grande visibilité, une multitude d’outils, une optimalisation des délais, la simplification, la sécurité dans les transferts et la gestion des données.

e-Procurement est compose par :

Sur la page d’accueil de e-Notification on peut trouve les changements que sont fait sur le site pour faciliter l’utilisation, par exemple le service e-Procurement organise des séances d’informations mensuelles pour les acheteurs publics et pour les entreprises. Pour la participation il faux consulter l’agenda sur www.publicprocurement.be .
Sur la même page on trouve les Services aux autorités adjudicatrices ( e-notification leur permet de gérer leur dossier avec la mise en place des outils de gestions des dossiers d’appel d’offres et des documents accompagnants, avec la possibilité de demander d’enregistrement d’un utilisateur ou de demander l’enregistrement d’un organisme ) et les Services aux opérateurs économiques ( pour le quels sont mis a disposition les outils de recherche des appels d’offres, et supporte toutes les activités susceptibles d’être nécessaires pour participer à un appel d’offres, comprenant la sélection et le téléchargement des matières publiées, la soumission de profils de recherche propres, la participation en ligne à des forums de questions/réponses et la possibilité de s’enregistrer comme Opérateur économique) .

e-Tendering est une plate-forme de dématérialisation ouverte, robuste et inter-opérable. e-Tendering est configurable et basée sur des standards ouverts suivant les directives Européennes, où des acheteurs et soumissionnaires peuvent accéder en ligne aux services de dématérialisation.

Sur la même page on peut envisager les Services pour les acheteurs (cette plat-forme offre aux autorités et services d’achats un environnement de collaboration en ligne, leur permettant d’organiser et d’effectuer les démarches relatives à la visualisation d’avis de marché, et de procéder au téléchargement des offres des soumissionnaires. Elle fournit les outils autorisant la gestion, la visualisation et la modification des dossiers, ainsi que l’ouverture sécurisée des offres dématérialisées) et les Services pour les soumissionnaires (pour les quels sont offert des services aux soumissionnaires afin de permettre, en ligne, la réponse à des avis de marchés de manière sécurisée et transparente pour la soumission des offres et des déclarations de participation. La plate-forme propose aux soumissionnaires de conduire leurs activités de dématérialisation de façon rapide et efficace afin d’améliorer les modalités de préparation et de soumissions de propositions existant aussi la possibilité de s’enregistrer comme entreprise.

Le système e-Catalogue est une application e-Procurement autonome qui met à la disposition des fonctionnaires et des entreprises une plate-forme multilingue. Il est basé sur des briques open source et comporte 2 composantes d’un processus d’achat électronique : le catalogue électronique (electronic catalogue) et la commande électronique (electronic ordering). Ce logiciel permet de gérer quelques activités contractuelles relatives aux catalogues, comme la commande électronique. Cette application fait usage d’un accès sécurisé.

Le système est destine aux Services pour les fonctionnaires (pour les quels la plat forme offre un environnement de collaboration en ligne, leur permettant de consulter les catalogues et de placer des commandes) et aux Services pour les entreprises ( le e-catalogue offre aux entreprises un environnement de collaboration en ligne dans lequel ils peuvent charger leurs catalogues électroniques et peuvent assurer toute la gestion).

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Entretien avec M. Christian Henrard au sujet d’e-Procurement

Posted by Melissa Monaco On janvier - 27 - 2010 1 COMMENT
par Fabienne Maron, Mélissa Monaco et Ladislas Nzé-Bekele

Christian Henrard

Christian Henrard

M. Christian Henrard est chef de projet auprès du nouveau service fédéral belge d’e-Procurement. Nous avons demandé à ce praticien au parcours éclectique, son avis sur l’innovation dans le service public.
IISA : Que veut dire pour vous innovation dans le secteur public?

Christian Henrard: Selon moi, le secteur public est innovant à partir du moment où il met en place des équipes qui sont chargées dans les différents domaines de la gestion administrative de développer et mettre en Å“uvre des outils de gestion adéquats. Ces outils doivent dès lors utiliser au maximum et de manière optimale les technologies modernes et être développés de manière telle qu’ils soient directement utilisables à tous les niveaux de pouvoir, moyennant une éventuelle customisation qui doit rester des plus minimalistes.

IISA : Sachant que le secteur public est rétif aux changements, existe-t-il un moment clé qui suscite l’innovation?

CH : Pas que je sache. De plus, nous n’avons pas la possibilité d’imposer aux utilisateurs potentiels d’utiliser les outils que nous avons développés. Nous essayons donc tant que faire se peut d’avoir recours à la mise en Å“uvre d’incitants de sorte à « forcer la main » de ces utilisateurs; mais avant d’atteindre une utilisation significative d’un outil mis en ligne, il faut, dans notre cas particulier certainement, attendre jusque 2 ans.

IISA: La mise en place du Service Fédéral e-Procurement est relativement récente, pouvez-vous nous décrire, en quelques lignes, les facteurs qui ont conduit l’administration belge à cette innovation? Quels ont été les obstacles?

CH : Notre service existe sous sa forme actuelle depuis janvier 2005, mais nous avons commencé à préparer et mettre en Å“uvre les premiers développements début 2000, au sein de la Défense. Nous avons alors migré vers un autre organisme parce que la Défense ne désirait plus supporter ces activités qui ne font naturellement pas partie de son « core business ».
Il est bien entendu que le processus relève de procédure très lourdes et très longues, et certainement dans la phase de définition des besoins et des méthodes de travail. Une fois cette phase acquise, nous avons défini et développé le premier module qui était JEPP. Le succès n’a pas été au rendez-vous, et nous avions du passer par une phase d’adaptation très longue, que nous avons fait suivre par une phase de consolidation qui elle a commencé à donner ses résultats dans le courant de 2005. C’est à partir de ce moment que nous avons commencé à mettre au point les autres applications (modules) définies dans le processus global e-Procurement.
Pour tous les modules et outils un peu particuliers développés au sein de ces modules, les plus grandes difficultés rencontrées sont la limitation des technologies et la très grande résistance au changement rencontrée tant chez les « fonctionnaires » que dans les entreprises.

IISA: En quoi votre service est-il innovant? Quels sont les apports essentiels de cette initiative?


CH : Par les outils que nous mettons en place, nous tentons de simplifier le travail de chacun des acteurs des marchés publics. Nous sommes arrivés à raccourcir les délais de mise à disposition de l’Info à leur plus simple expression, en mettant tous les documents officiels et à diffuser, directement à disposition de qui doit en savoir, en ligne, pratiquement instantanément.
De cette manière, nous avons supprimé tous les délais postaux et autres de manutention, et l’information est à disposition durant une période beaucoup plus longue, et l’utilisation d’intermédiaires est devenue superflue.
De plus, nos applications ne se contentent pas de faire de la publication ou de la mise à disposition pure et simple d’information, mais nous gérons aussi, et exploitons, toutes les données exploitables directement par les systèmes de sorte à éviter un maximum d’introductions redondantes et, ainsi, de diminuer les risques d’erreurs. Les applications communiquent également très étroitement entre elles, c’est ainsi que e-Tendering peut être activé à partir d’e-Notification, …

IISA: Après un mois de fonctionnement, quels sont les premiers résultats? Quels sont les premiers écueils?

CH : e-Procurement met des modules à disposition depuis maintenant 4 bonnes années (voire plus). L’application e-Tendering est opérationnelle depuis 2006. e-Notification est opérationnelle depuis juin 2008, mais est la suite de JEPP. Nous disposons également d’une application e-Catalogue, mais celle-ci est en phase de test et va devoir évoluer très fort.
Les résultats sont que nous disposons en matière de notices publiées de 97% de tout ce qui est publié en Belgique et que ce pourcentage devrait encore augmenter  pour atteindre 100% début 2010. Nous avons été rejoints par la plupart des grands organismes publics, les autres fonctionnant avec nous via un système automatisé d’échange de données qui évolue également sans cesse.
Nous constatons également que l’application e-Tendering commence doucement à avoir du succès du côté fonctionnaires, mais les firmes éprouvent encore toujours des difficultés à introduire leurs offres électroniquement.

IISA: De votre point de vue, quelles sont les perspectives qu’ouvre ce nouveau service en termes d’efficacité pour l’administration publique et de facilité pour l’usager (qu’il soit utilisateur ordinaire, entreprise ou fonctionnaire)?

CH : Du point de vue perspectives, toutes nos applications sont intégrées, de sorte que nous offrons une plate forme d’accès unique et la plus complète possible pour les fonctionnaires. Pour les entreprises, nous désirons de la sorte devenir le point national unique d’accès aux informations de marchés publics
L’utilisateur anonyme peut utiliser les applications aussi loin que les informations qu’il consulte sont « open ». Il peut ensuite d’une manière ou d’une autre se créer ou faire créer un compte.
Pour le fonctionnaire, nous apportons visibilité, outils de gestion, optimalisation des délais, sécurité, transparence et simplification.
Pour les entreprises, facilité et rapidité d’accès, plus grande visibilité, multitude d’outils, optimalisation des délais, simplification,  sécurité dans les transferts et la gestion des données.

IISA: D’après vous, est-ce que votre nouveau service contribuera à plus de transparence des marchés publics et comment?

CH : Nos outils sont taillés de sorte à pouvoir engranger multitude d’informations, et de les diffuser, ou de les mettre à disposition des organes de surveillance ou de contrôle. Cette utilisation est juste un problème de volonté.
Nous avons mis à disposition, par exemple dans l’application e-Notification, de systèmes d’approbation préalable des dossiers avant publication, de forums de questions/réponses, la possibilité de publier tous les documents nécessaires en ligne et instantanément. La possibilité pour chacun des rôles de se créer un espace personnel de travail, de stockage, et de consultation.
Nous améliorons sans cesse la visibilité et les possibilités de consultation des dossiers (ce qui peut en être vu) dans e-Tendering.
Nous sommes également occupés à mettre au point une application plus performante encore de gestion de catalogues électroniques qui permet tout le processus depuis la définition du catalogue, indépendamment de sa complexité, jusqu’à la prononciation des réceptions des matériels ou des services.
Pour toutes nos applications, nous étudions la possibilité de communiquer en direct avec les institutions de gestion budgétaire ou autres organismes de gestion, afin d’effectuer des transferts d’information à tous les stades du dossier d’achat où ce type d’échange d’information est nécessaire.

Nous avons enfin mis au point un site d’appel (www.publicprocurement.be) qui est directement relié à la plupart des outils électroniques qui existent et qui contient également un volet législation et aide aux utilisateurs.

Monsieur Christian Henrard fut officier réceptionnaire pour le matériel et les projets informatiques au sein de l’armée belge avant de retourner au monde civil et de rejoindre la Division des Marchés Publics de  l’administration fédérale. Il est à présent chef de projet et manager du Service Fédéral e-Procurement.

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Le WOTPA : World Observatory of Teaching in Public Affairs

Posted by Melissa Monaco On janvier - 25 - 2010 ADD COMMENTS

wotpa

Le World Observatory of Teaching in Public Affairs, comme défini sur son site web:

La qualité des modes de gouvernance adoptés par les pays et régions du monde ont une corrélation significative avec la manière dont l’éducation façonne le comportement de ceux en charge des affaires publiques – qu’ils soient fonctionnaires, chefs d’entreprise ou bien encore leaders de la société civile.

Le World Observatory of Teaching in Public Affairs (WOTPA) a été créé afin de répondre à ces questions. Lancé en 2005 par l’Institut pour la recherche et le débat sur la gouvernance (IRG, Paris), la Fondation Charles Léopold Mayer (FPH, Paris, Lausanne) et l’Institut de hautes études en administration publique (IDHEAP, Lausanne), elle est appuyée aujourd’hui ainsi par Sciences Po (Master of Public Affairs, Paris) et par le CIGI (Center for Innovative Governance Innovation, Waterloo, Canada).

Ce site donne au visiteur une vision globale et complète sur les institutions offrant une formation en administration publique et le type de programme dont elles disposent. Une base de données d’essais, d’études comparatives et des propositions est en cours d’élaboration.

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vandooren-vandewalleDans le cadre de la parution de leur livre, « Performance in the Public Sector »Â  nous avons interviewé M. Wouter Van Dooren et M. Steven Van de Walle sur la Performance et pourquoi elle est importante (en anglais).

IIAS: How were introduced the Performance issues in the public sector and why is it important?

Wouter Van Dooren : Historically, the introduction of modern performance thinking can be traced back to the US cities (in particular New York) in the early 20th century. Interestingly, the main driving actors were research bureaus and social movements that acted in the periphery of the public sector. The history of performance in the 20th century was mainly a characterised by a gradually more widespread and intensive use of performance information in all corners of the public sphere.

S. Van de Walle : Performance issues are not at all new, but their appearance and scope have changed. Every organisation has some kind of performance measurement and management system. In some cases, these systems operate in a very informal and unstructured way; In others they consist of formal and structured measurement and management systems. Every organisation needs information about what it is doing.

IIAS: Who are the main actors of Performance? What will be their respective role in ensuring performance in the public sector?

WVD : In principle, all actors have a role to play. The core is the public bureaucracy that has to make it happen. I can’t think of organisations that in some way or another should not reflect on their performance. Other actors such as media and interest groups should require that government performs. A very important responsibility however lies in the hands of politicians who are often not sufficiently involved in performance issues.

SVW : Performance professionals are skilled in the use and management of indicators, management information systems and league tables. Yet, performance measurement should not just be a tool in the hands of these performance professionals. All actors in an organisation should have some basic knowledge about performance systems. Leaders and politicians are also important, because they are the ones who should transform lists of indicators and numbers into a clear story and a mission for further improvement.

IIAS : Could you provide us with your view on the role of the citizens and the customers in the Public Sector Performance evaluation?

WVD : Citizen evaluation of performance is a tough nut to crack. Are citizen’s sufficiently equipped to evaluate often complex public matters? In addition, don’t we risk mainly obtaining a biased view of the participation elite (schooled, middle aged, man)? On the other hand, there may be more value in the gut feeling of citizens and customers than professionals like to believe. I would say that it can be valuable, but handle with care.

SVW : There is a trend towards making performance information public and towards the production of league tables. Citizens should have some input in the development of some indicators, but we shouldn’t overestimate their role or their interest in performance evaluation. Citizens’ views of public services are just one aspect of performance evaluation. Performance indicators should first and foremost function as an internal learning instrument. A too dominant focus on external functions of performance information may be counterproductive and is to be avoided.

IIAS : You both are academics, how does the study of Performance translate in the professional field?

WVD : In the professional field, there will be a shift from innovations in measurement and management tools, to the actual use of these performance insights. We can no longer assume that performance insights will be put at work. The economic crisis will reinforce this trend. The financial room to manoeuvre and to experiment with new measurement and management tools is no longer present. Performance initiatives will have to demonstrate that they yield a return – hence a focus on use. The Obama administration explicitly put the use of performance information on the agenda as an important management challenge.

SVW : Academics have to assist practitioners in the development of performance awareness, and need to help them to build the skills they need to use performance measurement systems. At the same time, they have to keep them from taking performance systems too seriously. An overly optimistic and modernist belief in performance measurement is as dangerous for public organisations as the total rejection of performance measurement.

IIAS : Could you provide us with an example of Performance measurement in Belgium’s Public Sector?

WVD : The Belgian public sector does not have a performance measurement reputation. Altogether, the number of international delegations visiting Belgian practices remains relatively small. However, a lot of measurement is going on. In particular some large agencies have sophisticated measurement systems. It is a decentralised model however, with few government wide requirements. One advantage of this approach is the relatively high ownership of measurement systems by managers.

IIAS : What are the prospects for investigation as to what research topic, what will be the future of research on Performance measurement?

WVD : It seems to me that the use of performance information, the topic of our book, will remain on the agenda for the next years. In the next years, our EGPA study group will focus more strongly on the definition of performance. What does it mean to perform? What social mechanisms determine this image of performance?

SVW : Research is likely to shift away from technical studies of performance measurement systems towards studies that focus on how performance systems emerge, change and operate. Organisation theory can teach us a great deal about performance measurement systems, and we should look at them as organisational phenomena. A second field that is worth exploring is that of definitions of performance: how do actors and organisations decide what counts as good performance and what doesn’t? How do they decide what is worth measuring and what isn’t? Thirdly, the increasing availability of performance information is creating a wealth of datasets for public administration scholars to use. This data will certainly contribute to a growth of empirical work in the discipline.

Our book Performance information in the public sector: How it is used (Palgrave 2008) describes some of these trends.

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Dans la ligne de mire: Performance

Posted by Melissa Monaco On janvier - 11 - 2010 ADD COMMENTS

performanceEntretenir une orientation vers la performance a été un thème central  dans nombreux pays au cours des deux dernières décennies et alors que nombreux furent ceux qui ont mis en place des systèmes d’indicateurs et des systèmes de motivation, les problèmes demeurent clairement.  Dans un nombre d’autres pays, il existe un grand nombre de système de mesure de la performance mais pas autant de système de gestion de la performance.

Les organisations du secteur public à travers le monde font face une pression sans précédent pour améliorer la qualité de leurs services  et de progressivement diminuer leurs coûts.  La performance est devenue vitale.

Le premier dossier ‘dans la ligne de mire’ de notre portail de connaissances est donc consacré à ce thème important.

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